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http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Arras/actualite/Secteur_Arras/2009/06/18/article_condamne-pour-avoir-telecharge-des-image.shtml Condamné pour avoir téléchargé des images pédopornographiques jeudi 18.06.2009, 04:49 - La Voix du Nord Un homme banal, jamais condamné par la justice. Mais cet Anzinois de 47 ans comparaissait mardi au tribunal, pour avoir téléchargé des images mettant en scène des mineures, âgées de 10 à 17 ans. Avec son beau costume et sa coiffure soignée, on lui donnerait le bon dieu sans confession. De 2006 à janvier 2009, un Anzinois de 47 ans consultait « deux à trois fois » par mois des sites pédopornographiques. Jusqu'à ce que la justice des Pays-Bas lance un vaste coup de filet, et arrête tous les internautes ayant surfé sur un certain site, proposant des images de mineures dans des positions suggestives. « Pour moi, ces sites étaient autorisés, je pensais qu'elles avaient plus de 18 ans, se défend le prévenu, sur l'ordinateur duquel on a retrouvé des photos téléchargées. Je suis allé de liens en liens, en partant de sites pornographiques classiques ... » Mais aux gendarmes, il assurait les avoir visités « par curiosité. Je reconnais y avoir rapidement pris goût. J'ai vu un psychologue qui a mis un nom là-dessus : addiction. » La présidente Élisabeth Gros se fait alors sarcastique. « Oui, c'est la mode de la sexe-addiction. Il y a même eu un reportage à la télévision il n'y a pas longtemps... » Alors l'Anzinois tente d'expliquer que c'est « une force intérieure », « quelque chose qui revient, qui vous ramène vers ça. » Un fantasme La présidente lui fait remarquer que certaines des jeunes filles sont même plus jeunes que sa propre fille. « Ce n'est pas facile de se dire ça », répond le prévenu, visiblement très mal à l'aise. Mais il assure avoir réussi à arrêter cette « dérive ». « Il y a des traces de téléchargement jusqu'à votre arrestation ! », rétorque la substitut du procureur, Cécile Guillo. Pour elle, il n'existe aucune ambiguïté sur l'âge des jeunes filles. Elle requiert un suivi efficace et du sursis. Dans ces conditions, difficile pour Me Robiquet de défendre son client. « Vous jugez un fantasme ! Pas un prédateur, pas quelqu'un qui a regardé une mineure de travers ! Je sais bien qu'en matière de sexe, il n'y a pas d'innocents, que des coupables présumés, mais quand même ! », ironise-t-il. Le prévenu a été condamné à six mois de prison avec sursis, et à 1 000 E d'amende. Comme il voit déjà un psychologue, le tribunal ne lui a pas demandé de se soigner. • FRANÇOIS LÉGER ------------------------------- Comme quoi quand vous n'avez pas droit à une expertise psychiatrique d'avant procès ensuite utilisé comme arme de destruction et bien tout se passe beaucoup mieux.Aussi le faite que ce soit une procureur à du bien l'aider, cerise sur le gâteaux il voit déjà une psychologue qui soigne sa non maladie alors c'est un poncif désormais. la société est donc sauvée. |