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Re: Dissolution du PNVD :(


Posté par QSJM le mardi, mars 16 2010 at 02:52:03pm
En réponse à Re: Dissolution du PNVD :( posté par potahoncas le mardi, mars 16 2010 at 10:30:08am


"C'est pas une bonne nouvelle pour ceux qui étaient partisans de ce parti , mais si le parti n'existe plus , les personnes , elles sont encore la.

Oui mais justement les personnes n'ont jamais vraiment été là. Un parti a besoin de trois entités pour exister, des personnes qui se présentent à des élections, des personnes qui participent à la vie du parti, et des personnes qui votent pour le parti quand il y a des élections. Le PNVD n'a jamais rien eu d'autre que la première catégorie. Et ils n'étaient que trois.

Par contre potentiellement il y a beaucoup de personnes qui sont concernées, puisqu'il y a beaucoup de personnes concernées par la pédophilie. Pourtant, moi-même je n'aurais pas voté pour ce parti. Mais ce n'est pas, comme dans mon cas, des divergences d'opinion, ou des divergences sur les méthodes, qui expliquent que ce potentiel reste inexploité. C'est juste qu'à notre point de l'histoire, personne ne veut vraiment entendre parler de pédophilie.

Le PNVD reste une expérience intéressante, mais qui à mon avis a été lancée dans l'urgence, et qui est trop mal ficelée. Prétendre présenter un programme complet, comme si on s'apprêtait à devenir un véritable parti de gouvernement, c'est à mon avis une grave erreur. Du reste le programme semble écrit par des personnes qui n'aiment pas beaucoup se poser de questions. Concepts simplistes: liberté, orientation sexuelle, consentement, responsabilité individuelle... Comme si la réalité était aussi simple.

A mon avis il y avait deux possibilités plus pertinentes.

L'une c'est de ne se concentrer que sur le sujet qu'on connait, et de l'aborder de façon frontale. Un peu comme le parti pirate suédois, qui ne se concentre que sur les questions de droit à l'information, de transmission de la culture, et qui se place dans une perspective d'actualité immédiate, où la technologie change, où les vieux principes régissant la propriété intellectuelle sont ébranlés par ces changements. C'est de nature à créer un intérêt de grande ampleur dans l'immédiat, parce que ça aborde une question, qui intéresse réellement une part non négligeable de la population. Et ceux qui sont intéressés n'ont alors pas besoin de se soucier du reste du programme, puisqu'il n'y en a pas. Après pour que ce succès immédiat puisse se transformer en mouvement durable, il faut avoir beaucoup plus à proposer, et que tout ça s'inscrive dans une dynamique sociale. Ce qui est assez complexe, et surtout je pense que ça échappe complètement au contrôle des créateurs du parti. Si bien que parfois, la sauce prend, mais elle n'a pas du tout le goût imaginé originellement par les initiateurs du mouvement.

L'autre possibilité c'est une feinte. On crée un parti à partir de thèmes connexes au sujet réel. Pour la pédophilie ça pourrait justement reprendre certaines idées sur le respect de la vie privée. Ça pourrait aussi se concentrer sur les droits des jeunes à choisir leur éducation par exemple, leur donner plus de droits politiques. A partir de là, la question pédophile peut entrer en filigrane dans certaines discussions au sein du parti. Mais ça pose un problème: les peurs. Les gens croient penser de manière raisonnable, ils croient participer au bien de la société en militant pour un parti, qui va apporter plus de liberté aux individus, dès leur plus jeune age, bla bla... Et puis arrive le moment de tirer les conséquences de leurs idées politiques en matière de sexualité. On pourrait dire qu'on bascule alors dans l'irrationnel, mais la réalité plus probable, c'est qu'on y était depuis le début, puisqu'à aucun moment, ces gens n'auront anticipé leurs propres peurs latentes. Alors à un moment, quand il commencera à être question de pédophilie, quelqu'un va hurler le traditionnel "ça, jamais!". D'autres voix s'élèveront pour parler de coupage de couilles (toujours pas d'ablation des ovaires, comme par hasard), de peine de mort (oui ces choses là arrivent même chez les libertaires et autres pseudo-anarchistes). Le résultat est déjà entendu. Pour éviter cet écueil il faut que quelqu'un soit apte à amener le sujet et à faire taire toute dissension, un leader charismatique qu'on appelle ça. Avec tous les problèmes que ce genre de système, organisé autour d'une personne unique, peut poser.

Un exemple qu'on pourrait imaginer correspondre un peu à ce scénario, c'est celui de la secte des raëliens. Il faudrait pour ça imaginer que son gourou Claude Vorilhon soit pédophile (ce qui n'est probablement pas le cas). Il est une des rares personnes à avoir défendu le droit des jeunes à avoir une vie sexuelle et sentimentale à égalité avec les adultes.



QSJM
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