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La notion de mort chez l’enfant ne peut être assimilée aux représentations qu’en ont couramment les adultes L'idée même du suicide lui est étrangère du fait d'une méconnaissance de la notion de mort clinique... Le soleil renait et résuscite au quotidien autant d'états transitoires, réversibles, impermanents. La conceptualisation de la mort inclut plusieurs éléments que l’enfant acquiert successivement : la notion d’irréversibilité (vers 4 ou 5 ans), difficile à acquérir chez l’enfant du fait que la mort en tant que phénomène irréversible va à l’encontre de l’acquisition par l’enfant de la notion de permanence de l’objet. En effet, l’enfant met 9 à 18 mois à admettre qu’un objet continue d’exister quand il ne le voit plus, alors qu’acquérir la notion de mort revient précisément à accepter que l’objet libidinal (c’est-à-dire la personne investie affectivement) disparu, l’objet qu’on ne peut plus voir a bel et bien fini d’exister. la notion d’universalité : la mort concernant tout le monde elle concerne aussi l’enfant lui-même (vers 5 ou 6 ans), la notion enfin d’inconnu après la mort, acquise beaucoup plus tardivement, et qui confère à la mort sa charge anxieuse et mystérieuse. http://www.med.univ-angers.fr/discipline/pedopsy/cours-fichiers/Risque%20et%20conduites%20suicidaires%20enfant.pdf ![]() |