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Voilà c'est fait, je suis vieux... Ou je me sens vieux? Non en fait pas vraiment non plus. Alors quoi? Rien de particulier en fait. Tout ce que je vais dire ici, je le sais, je le sens depuis déjà un certain temps. C'est peut-être juste pour marquer le coup, fêter mon anniversaire avec vous. Après tout pour des gens comme nous, l'age c'est quelque chose d'important non? Donc quelque part entre il y a quelques mois et dans quelques mois, j'ai eu, ou j'aurai trente ans. A trente ans, je peux plus vraiment dire, "quand je serai grand je ferai..." ou "quand je serai grand je serai..." Non seulement ça ne fait pas sérieux, et je suis tout de même, au moins un peu, sensible à la pression des conventions sociales, mais surtout j'ai tout simplement envie de les vivre ces choses que je ferais une fois l'age venu. Il m'arrive parfois de me souvenir de la manière dont je me fantasmais dans ma future vie d'adulte, lorsque j'étais petit. J'avais 9 ou 10 ans une idée claire de ce à quoi je voulais ressembler, ce que je ferais, l'attitude que j'aurais, la fille qui serait avec moi. OK, pour ce dernier point il y a un petit détail qui diffère c'est vrai. A 9 ans je prenais comme référence de type de fille, les filles de mon age, celles qui me plaisaient parmi mes connaissances, mais je les imaginais adultes, comme je le serais. Alors qu'aujourd'hui je m'imagine plus facilement avec une fille de 9 ans, qu'une fille de 30... Mais pour tout le reste, rien ne s'oppose vraiment à ma vision d'enfant de cette vie d'adulte. Je pourrais m'inquiéter de mon vieillissement, me dire que je ne serai bientôt sans doute plus très attirant pour les petites filles, mais je sais que ça n'a pas beaucoup d'importance. Il y a pourtant bien quelque chose qui m'inquiète concernant mon avancement en age. Fonder une famille, avoir des enfants, ça c'est une question qui m'importe énormément. Ça me plairait bien d'épouser une petite fille devenue femme. Je pourrais retrouver mon amour d'enfance... C'était plutôt à elle que je pensais étant petit. Elle n'est pas encore mariée, j'ai encore le temps. Mais c'est une histoire passée, mes sentiments sont toujours là, je suis comme ça, j'ai tendance à garder mes sentiments à vie (au moins jusqu'à trente ans pour ce que j'en sais), mais notre relation amoureuse c'était quand nous avions 4 ans... Par la suite ça a toujours été plus compliqué de simplement communiquer avec elle. Je suis pourtant sur qu'elle a continué de m'aimer elle aussi pendant très longtemps. Je ne sais pas si elle pense à moi ce soir, pendant que je parle d'elle ici... Mais ce n'est pas à ça que je pensais en parlant de petite fille devenue femme. Je pensais à une petite fille connue dans ma vie d'adulte, aimée comme un pédophile aime une petite, et puis elle aurait grandi, mais nos sentiments seraient restés les mêmes. Ce rêve là c'est bien joli. Celui d'une femme qui aurait toutes les cartes en main pour me comprendre, pour ne pas simplement savoir que je suis pédophile, mais savoir aussi ce que ça veut dire. Mais comment réagirait-elle alors quand une petite fille de notre entourage commun me témoignerait de l'affection, ou plus? Mais ce n'est pas tant ça mon problème, que de réaliser qu'à mon age ce scénario devient de moins en moins envisageable, sauf à accepter à terme, l'idée d'être un "vieux père". Avoir un premier enfant à 50 ans? Bof très peu pour moi. Il y a des choses pour lesquelles j'aspire à un peu de "normalité". Je suis amoureux d'une fille. Elle a 13 ans. Mais je la connais depuis 13 ans... C'est tellement incomparable toutes ces images que j'ai d'elle à tous les ages. Avec ma première femme, je goûtais toujours avec passion tout ce qu'elle me disait de sa vie d'enfant, et même de sa vie d'adulte avant que nous nous connaissions. Elle me distillait ça au compte-gouttes. Un jour elle m'a montré des photos d'elle, quand elle avait 18 ans. En voyant ces photos, je crois que je suis tombé amoureux d'elle une deuxième fois. Mais ce n'est pas aussi fort que d'avoir plein de souvenirs réels, des moments que j'ai vécus en compagnie de cette jeune fille, même si je n'étais pas encore très à l'aise avec moi-même. Il y a une dizaine d'années, il fallait vraiment que les petites filles soient très entreprenantes pour que je me lâche un peu. Je fais beaucoup de progrès ces derniers temps je trouve. J'ai pris un peu de retard dans ma vie. Bizarrement au début de la vingtaine je crois que les choses avaient bien commencé. J'avais brisé l'ennuyeuse routine à laquelle la société me destinait, et puis ensuite le trou sans fin. Dé-socialisation, isolement, doute, ennui, déchéance physique à force de me laisser aller. Sept huit ans de perdus, au moins. Pas complètement bien sur. En un sens, si à l'avenir je m'en sors bien, ce sera aussi un peu grâce à cette période de difficultés existentielles. Et puis ça coïncide avec ma période sur le JA, et ça c'est très important, parce que grâce à ce forum je sais bien mieux qui je suis, et je sais bien mieux ce dont j'ai besoin. Mais la question de ma future vie familiale, c'est un petit nuage noir à l'horizon, dont j'ignore encore la taille réelle. J'avoue que ça m'inquiète. L'inquiétude sur ce sujet, elle remonte d'ailleurs à mon enfance. A l'époque je me demandais comment j'arriverai bien, devenu adulte à trouver une femme qui m'aimerait comme je suis. Je pensais pas avoir quelque chose d'extraordinairement difficile à vivre, mais tout le truc de la vie à deux, je me disais qu'il fallait une sorte de pouvoir magique pour que ça marche, et j'avais peur de ne pas pouvoir trouver la bonne formule... Aujourd'hui je suis un peu moins superstitieux, mais ma crainte est toujours là, et le fait qu'elle s'appuie maintenant sur des données plus concrètes m'apparait encore plus effrayant. Comme tout le monde, je me suis toujours dis "quand je serai grand je ferai...", et puis à 18 ans (pas une minute plus tôt) j'ai du me poser la question "que vais-je faire maintenant?". Cette question était angoissante, alors j'ai continué de penser à "quand je serai grand", je me fixais alors des ages, "à 21 ans ceci, à 24 ans cela...", repoussant régulièrement les seuils, et puis récemment, j'ai arrêté de compter. Par peur, la peur de compter trop loin, de me dire "il est trop tard", et de renoncer. L'amour pédophile c'est forcément éphémère, mais j'aime la continuité moi, et mes sentiments sont très constants... Je voudrais trouver un équilibre entre les différentes choses dont j'ai besoin dans ma vie. Peut-être devrais-je faire attention à ne pas trop croire à cette phrase si libératrice que j'ai écris ici, pour la première fois, il y a des années: "je suis pédophile". Il arrive qu'une liberté nouvelle devienne une prison. QSJM ![]() |